Le Colombier

La visite du Colombier de Boos est possible tous les week-end de 9H à 18H.

Le Colombier de Boos

Tous les week-end

9H – 18H

N14, Rue du Colombier, 76520 Boos

Le Colombier de Boos est un élément caractéristique de notre belle commune.

 

Il s’agit de l’un des plus remarquables de Seine-Maritime, construit au XVIème siècle dont la décoration était anciennement attribuée à Masséot Abaquesne, à la demande de l’Abbesse Guillemette d’Assy.

 

Ses façades sont ornées de briques de couleurs et de carreaux de faïence aux motifs tous différents.

 

En Normandie, le colombier « à pied » ou « fuie volante » relève d’un droit inscrit à la fin du XVIe siècle dans la Coutume, rédigée officiellement en 1583.

 

C’est un droit féodal qui appartient exclusivement au titulaire d’un fief noble de haubert, apparu, selon les sources, à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle.

 

Le colombier, au sein desquels les pigeons pouvaient aller et venir librement, abritent de bas en haut des murs et sur toute leur surface, des « boulins », c’est-à-dire des trous où les pigeons pouvaient nicher pendant la nuit, mais aussi pondre et élever leurs couvées.

 

Au milieu, un arbre central en bois, tournant sur son axe et supportant, une ou deux échelles, permettait de visiter tous les nids pour y collecter les œufs ainsi que les jeunes pigeons dont la consommation était très appréciée

Le site se compose du colombier et d’un portail d’entrée / porche dont l’intérieur a été aménagé dans les années 1901 dans le cadre d’un projet de valorisation visant à créer une loge pour un gardien. L’ensemble du terrain, propriété du Département (cadastre Section AI, parcelle 29), enclavée dans l’emprise de l’ancien manoir des abbesses de Saint-Amand (propriété Voinchet, propriété Mollet), couvre une superficie d’environ 577 m², enclos de mur, ouvrant au 280 sur la rue du Colombier.

 

Le colombier de Boos est l’un des édifices du Manoir de campagne des Abbesses de Saint-Amand. Il est classé Monument Historique par liste en 1889. En raison de son caractère remarquable et de son état de conservation alarmant, il a été acquis par le Département en mars 1964, par expropriation (M. Berneuil). Enfin, l’assise foncière du sol et du sous-sol, les anciens murs d’enclos intérieurs et extérieurs sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 7 octobre 1997.

 

Le colombier est de plan octogonal, mais la corniche est circulaire. Il est couronné d’un toit en poivrière en tuiles anciennes (réfection en 2005). La pierre calcaire est utilisée pour le soubassement, l’appareillage des angles, le larmier médian et la corniche. Des briques roses ou vernissées (noires, vertes, brunes et ocre) forment un décor géométrique remarquable, différent d’un niveau à l’autre sur chaque face et variant d’une face à l’autre. Au second niveau, les arcatures sont séparées par un bandeau formé par des carreaux de faïence.

 

L’intérieur, d’une superficie d’environ 45 m², est de plan circulaire. Les 1166 boulins occupent toute la surface de la muraille (22 rangées de 53 boulins). L’échelle pivotant permettant de visiter les boulins est en place.

 

Au début du XIXe siècle, la porte a été déplacé de la face nord-ouest (s’ouvrant alors du côté du logis) à la face sud-est. Cette modification, tout comme l’ouverture d’une fenêtre dans la même face, à la même période, ont été réalisé lorsque le colombier a changé de propriétaire.